Dans le système carboneutre, l’hydrogène joue un rôle complémentaire à l’électrification. Il peut décarboner des secteurs difficiles à électrifier directement, dont l’industrie lourde, le transport longue distance et la chaleur industrielle, et il peut stocker les surplus d’électricité propre sous forme de combustible chimique. Le Canada en produit déjà environ 4 Mt par année, mais il s’agit presque entièrement d’hydrogène « gris », très émetteur, utilisé comme matière première industrielle plutôt que comme vecteur d’énergie propre.
Le principal défi du secteur tient à une boucle : les infrastructures ne se développeront pas sans demande, et la demande ne se développera pas sans infrastructures. C’est ce qui explique que l’offre à faibles émissions demeure minime aujourd’hui (0,5 Mt), alors qu’on estime les besoins de 6 à 20 Mt d’ici 2050.
Des infrastructures de production et de distribution clairsemées, et une demande limitée qui leur est liée.
0,5 Mt aujourd'hui, contre 6 à 20 Mt nécessaires d'ici 2050.
Coûts élevés de production, de stockage et de livraison; rentabilité des investissements incertaine.
Fuites d'hydrogène et de méthane, et lacunes de surveillance.
L'eau et l'électricité disponibles pour l'électrolyse sont limitées.
Mise à l'échelle des infrastructures pour des applications plus larges.
Intensité d'émissions de l'hydrogène produit.
Déploiement des véhicules à pile à combustible et des autres technologies d'usage final.
Part de l'énergie d'usage final provenant d'hydrogène, d'ammoniac ou de méthanol à faibles émissions.
Une option de décarbonation pour les secteurs qui ont peu de solutions de rechange.
Croissance d'une chaîne de valeur canadienne de l'hydrogène, avec des exportations de carburant et de technologies.
Des sites de production et de demande regroupés au même endroit.
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