Les véhicules légers sont au coeur de la mobilité des personnes au pays comme de l’un de ses plus grands secteurs industriels. Environ 89 % des ménages en possèdent au moins un, plus de 80 % des navetteurs se rendent au travail en voiture, et le parc a crû de 37 % depuis 2008 pour atteindre 26,8 millions de véhicules, tirés par les VUS et les camions légers de plus grande taille. Presque tous roulent à l’essence, et les véhicules légers produisent 11,4 % des émissions de GES du Canada, ce qui en fait un enjeu central de la décarbonation.
La transition est à la fois industrielle et environnementale. Le secteur automobile canadien s’est construit presque entièrement autour du moteur à combustion et demeure très exposé à la politique commerciale américaine, alors que l’industrie mondiale se réorganise autour de l’électrification et des chaînes d’approvisionnement chinoises en batteries. Les véhicules électriques à batterie constituent la principale trajectoire de décarbonation et l’emportent souvent sur l’essence quant au coût total de possession, mais leur adoption reste inégale. Les véhicules zéro émission ont représenté environ 18,3 % des ventes de véhicules neufs en 2024, avant de reculer en 2025 avec la suspension des incitatifs. Pour atteindre ses cibles, le Canada aura besoin de politiques stables, d’un déploiement ciblé de la recharge, de mesures agissant sur la demande et d’une chaîne de valeur canadienne pour les batteries et les véhicules électriques.
Le système est construit autour de l'automobile privée.
Avec une durée de vie de 10 à 15 ans par véhicule, la baisse des émissions dépend du renouvellement graduel du parc, et pas seulement des ventes de véhicules neufs.
Les coûts d'achat demeurent plus élevés, surtout pour les camions légers et les VUS très demandés.
Le réseau de recharge s'étend, mais il reste inégal dans les régions rurales et éloignées ainsi que dans les immeubles à logements multiples.
Les changements de normes VZE, d'incitatifs et de mesures commerciales créent de l'incertitude pour les consommateurs et les investisseurs.
Le risque lié à l'ACEUM et aux tarifs est existentiel, et les chaînes d'approvisionnement en batteries sont concentrées en Chine.
Gérer la recharge intelligente, la tarification selon l'heure de consommation et le stockage véhicule-réseau à mesure que la charge des véhicules électriques augmente.
Arrimer l'électrification à la montée des véhicules automatisés et connectés.
Développer le recyclage, l'élimination et les usages de seconde vie des batteries.
Réduire la dépendance à une chaîne d'approvisionnement en batteries et en minéraux critiques dominée à l'étranger.
Part des véhicules zéro émission dans les ventes de véhicules neufs et dans le parc en circulation.
Disponibilité et accessibilité des infrastructures de recharge.
Capacité de production de véhicules électriques et de batteries, et développement de la chaîne de valeur.
Les véhicules électriques réduisent les coûts de carburant et d'entretien, et leur coût total de possession est souvent inférieur à celui d'un véhicule à combustion.
Les réserves de minéraux critiques, l'électricité propre et les usines existantes pourraient ancrer au pays une chaîne de valeur des batteries et des véhicules électriques.
Les batteries des véhicules électriques peuvent offrir du stockage et de la flexibilité au réseau.
Ce site est conçu pour ordinateur. Pour une expérience optimale, incluant toutes les fonctionnalités interactives, veuillez utiliser un navigateur d’ordinateur.
economic viability score
Economic Viability description