L’aluminium est produit surtout au Québec et en Colombie-Britannique grâce à l’hydroélectricité. L’aluminium canadien affiche déjà l’une des intensités carbone les plus faibles parmi les pays producteurs. La tâche principale du secteur consiste à déployer des procédés de production quasi sans émissions avant que la demande mondiale d’aluminium à faibles émissions ne dépasse ce que le Canada peut fournir.
Deux obstacles structurels se dressent. D’abord, la majorité des émissions directes du secteur provient de l’électrolyse elle-même, et non de la consommation d’énergie. La solution à court terme repose sur un petit nombre de technologies en développement, au premier chef les anodes inertes, plutôt que sur une substitution éprouvée. Ensuite, il n’existe pour l’instant aucune prime de marché pour l’aluminium à faibles émissions : sans tarification du carbone ni normes d’approvisionnement qui la récompensent expressément, les producteurs canadiens assument le coût d’être propres sans en tirer l’avantage.
Le déploiement commercial des anodes inertes n'est pas attendu avant 2027.
Des taux de recyclage variables d'un secteur à l'autre, des lacunes de collecte, des infrastructures vieillissantes, et aucun suivi fédéral ni réglementation uniforme.
Sans normes mondiales ni tarification du carbone, les producteurs canadiens assument le coût d'une production à faibles émissions sans en retirer d'avantage de prix.
Décarboner les réseaux au-delà de ceux, déjà très propres, du Québec et de la Colombie-Britannique.
Les intrants et les procédés qui entourent l'électrolyse et le raffinage doivent eux aussi être décarbonés.
Utiliser moins d'aluminium par unité de fonction.
Un filet de sécurité pour les émissions que les anodes inertes et les autres trajectoires ne peuvent pas éliminer.
Passage des anodes inertes à l'échelle commerciale et déploiement partout au Canada.
Pourcentage de la production canadienne qui atteint les seuils de faibles émissions ou de contenu recyclé.
Approvisionnement des procédés de raffinage et d'électrolyse en électricité et en chaleur carboneutres.
Les anodes inertes représentent une opportunité d'exportation technologique, et pas seulement une solution aux émissions canadiennes.
Une hausse possible de la demande pour les exportations d'aluminium à faibles émissions.
Il retient la valeur de la matière et réduit la dépendance à la bauxite et à l'alumine vierges, au lieu de seulement réduire les émissions.
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