Le pétrole et le gaz forment la plus grande industrie du Canada et sa principale source d’émissions de GES. Le pays est le quatrième producteur mondial de pétrole et le cinquième de gaz, une production concentrée surtout en Alberta, en Saskatchewan, en Colombie-Britannique ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. L’industrie a émis environ 208 Mt d’éq. CO₂ en 2024, les sables bitumineux en étant à eux seuls la plus grande source. Les émissions liées à la production ne représentent qu’un cinquième de l’empreinte totale du cycle de vie de l’industrie.
Pour réduire durablement les émissions associées au pétrole et au gaz, la voie la plus efficace consiste à électrifier la demande, en remplaçant la combustion dans les véhicules, les bâtiments et l’industrie, tout en faisant baisser les émissions de production par la réduction du méthane, l’électrification en amont, l’efficacité énergétique et le captage du carbone. Le secteur est très rentable et les prix actuels récompensent l’expansion, mais des actifs à longue durée de vie créent un effet de verrouillage et un risque d’actifs délaissés. Réduire les émissions du pétrole et du gaz suppose d’abaisser les émissions de production, de préparer les régions productrices à un déclin structurel de la demande et de positionner les compétences et les infrastructures du Canada vers des opportunités connexes.
208 Mt, portées par la croissance de la production, les sables bitumineux en étant la source dominante.
Le pétrole et le gaz demeurent très rentables, et une décarbonation profonde entre en concurrence avec les rendements de la production.
Les rénovations sont coûteuses ou irréalisables, et la poursuite des investissements conventionnels accentue le verrouillage et le risque d'actifs délaissés.
Le partage des compétences entre le fédéral et les provinces, les changements politiques et l'évolution de la politique américaine brouillent les décisions d'investissement à long terme.
Le captage et stockage du carbone demeure coûteux dans les sables bitumineux éloignés.
Effets macroéconomiques sur les régions productrices à mesure que l'électrification s'accélère.
Un calendrier façonné par la compétitivité canadienne et par les mécanismes d'ajustement carbone aux frontières.
Veiller à ce que les passifs soient financés plutôt que reportés sur les contribuables de demain.
Un accompagnement proactif et ancré dans le territoire pour des régions productrices géographiquement concentrées.
Une transition encadrée et prévisible, qui ne délaisse pas les actifs avant leur temps.
Émissions de production du secteur et intensité d'émissions par baril.
Émissions de méthane en amont, suivies par rapport à la cible de 2030.
Rythme de l'électrification au pays qui réduit la demande de combustibles fossiles.
Mettre à profit la main-d'oeuvre, l'expertise industrielle et les infrastructures en place pour soutenir la transition énergétique.
Les ressources gazières de l'Alberta, son expertise en captage et stockage du carbone et ses capacités de stockage géologique lui donnent un avantage de coût pour l'hydrogène à faibles émissions.
Géothermie, énergies renouvelables, minéraux critiques, services de gestion du carbone et lithium tiré des saumures pétrolières.
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