Les bâtiments comptent parmi les dernières grandes sources de combustion de combustibles fossiles fixes dans l’économie canadienne. Les maisons, les écoles, les hôpitaux, les bureaux et les autres constructions dépendent encore largement du gaz naturel et du mazout pour le chauffage des locaux et de l’eau. La route du secteur vers la carboneutralité passe par deux leviers : remplacer la combustion par l’électricité, surtout au moyen de thermopompes, et réduire la demande à la source grâce à de meilleures enveloppes de bâtiment et à des codes plus exigeants pour les nouvelles constructions.
La thermopompe est déjà le moyen le moins coûteux de chauffer la plupart des maisons canadiennes, mais son adoption reste faible (3,5 % du chauffage des logements). Le gaz naturel bon marché, les coûts initiaux élevés et le renouvellement lent du parc immobilier et des équipements (un système de chauffage commercial peut durer de 15 à 25 ans) font que les choix d’aujourd’hui verrouillent des émissions pour des décennies.
Le bas prix du gaz naturel décourage les investissements dans l'efficacité énergétique et le changement de source d'énergie.
La thermopompe et la construction carboneutre coûtent plus cher à l'achat, même là où elles se rentabilisent avec le temps.
Le rythme des rénovations profondes reste inférieur à ce qu'exige la carboneutralité, et les systèmes de chauffage, qui durent de 15 à 25 ans, verrouillent des équipements très émetteurs.
Quand les locataires paient les factures d'énergie, les propriétaires ont peu de raisons financières d'investir dans l'efficacité ou le changement de source d'énergie.
La construction est dominée par de petites entreprises et des entrepreneurs; cette fragmentation complique l'adoption de nouvelles normes.
La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée s'accentue, surtout pour les métiers de la construction verte.
Rehausser les normes du bâtiment sans nuire à l'abordabilité, en particulier pour les ménages à faible revenu et les locataires.
Éviter des actifs gaziers délaissés dont les coûts retombent sur les clients qui restent à mesure que le réseau rétrécit.
À mesure que les émissions d'exploitation diminuent, celles des matériaux prennent une part grandissante des émissions du cycle de vie.
Réduire l'enfouissement et les émissions liées aux matériaux de construction et de démolition.
Part de la consommation d'énergie des bâtiments comblée par l'électricité.
Part du parc immobilier qui utilise une thermopompe pour le chauffage et la climatisation.
Rythme des rénovations énergétiques dans le parc immobilier existant.
Croissance de la construction, de la rénovation et de la fabrication canadienne d'équipements de bâtiment carboneutres.
La thermopompe et les améliorations d'efficacité réduisent les coûts d'énergie à long terme pour la plupart des ménages.
Des chaînes de valeur canadiennes émergent dans les matériaux de construction à faibles émissions et l'immobilier vert.
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