Le ciment est à la base de presque toute construction, du logement et des hôpitaux aux routes, aux barrages et aux ports. Au Canada, 16 usines à elles seules produisent de 13 à 14 millions de tonnes par année. Ce qui rend le ciment si difficile à décarboner, c’est que les deux tiers de ses émissions proviennent de la calcination plutôt que de la seule combustion : passer à une énergie propre ne suffit donc pas à les éliminer.
Le ciment est souvent cité parmi les secteurs industriels les plus difficiles et les plus coûteux à décarboner. Ses faibles marges et ses acheteurs sensibles au prix font de la faible demande pour un ciment à faibles émissions un obstacle de premier plan. Comme la production est concentrée, les progrès dépendront de l’investissement public dans la démonstration, des marchés publics, de codes du bâtiment axés sur la performance et d’une coordination internationale en recherche-développement et en financement.
Environ les deux tiers des émissions proviennent de la calcination : changer de combustible ne suffit donc pas à décarboner le secteur.
Les technologies de décarbonation exigent d'importants investissements initiaux dans des installations qui fonctionnent des décennies.
Les fours électrifiés et à hydrogène, les nouvelles chimies et le CUSC à grande échelle n'ont pour l'essentiel pas fait leurs preuves sur le plan commercial.
Les faibles marges et des acheteurs sensibles au prix limitent la demande de ciment à faibles émissions.
L'exposition à la concurrence américaine et mondiale accroît le risque de fuite de carbone.
Des codes du bâtiment prescriptifs et propres à chaque matériau tardent à accepter les nouveaux mélanges et les nouvelles chimies du ciment.
Les ciments géopolymères et ceux à base de silicate de magnésium ou de roches ultramafiques pourraient réduire ou éliminer les émissions de procédé, mais ils en sont à leurs débuts.
La longue durée de vie des fours fait que les décisions de rénovation des prochaines décennies détermineront l'alignement sur la carboneutralité.
Le CUSC à grande échelle dépend d'un transport de CO₂ partagé et d'un stockage géologique à long terme qui n'existent pas encore.
Les fours électrifiés et à hydrogène ont besoin d'une électricité et d'un hydrogène à faibles émissions, fiables et abordables.
Variation en pourcentage des émissions de GES de la fabrication du ciment.
Pénétration du ciment à faibles émissions sur le marché.
Rapport clinker-ciment, suivi par rapport à la feuille de route de l'Association canadienne du ciment.
De nouveaux ajouts cimentaires et précurseurs de ciment rapprochent l'exploitation minière et le ciment, avec un potentiel d'exportation de propriété intellectuelle et de nouvelles chimies.
Le ciment peut servir d'ancrage à une industrie du CUSC en s'appuyant sur les vastes capacités de stockage géologique de l'Ouest canadien et sur des pôles régionaux d'hydrogène.
Moins de pollution atmosphérique et les bénéfices pour la santé qui en découlent.
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